jeudi 6 novembre 2014

Bonne nouvelle .

Contrôle demain mais je ne résiste pas à partager cette excellente info .http://www.bastamag.net/Le-pape-Francois-invite-les

P.S : Et si le chef d'état le plus à gauche d'Europe s'appelait François ? ( pas Hollande)

lundi 3 novembre 2014

Sur l'homosexualité d'un point de vue théologique.

Le deuxième article d'Etudes parle d'homosexualité et de théologie de laurent lemoine. Le catéchisme de l'Eglise catholique juge l'homosexualité comme intrinsèquement désordonnée et condamne l'acte vue comme grave ( sans réduire la personne à ses actes ). Cependant l'article rappelle que la pensée catholique sur l'homosexualité est plus diverse que cela en citant notamment xavier thévenot. On peut noter un refus d'accueil d'homosexuels vivant en tant qu'homosexuels dans les communautés catholiques liées à un rapprochement scandaleux entre homosexualité et pédophilie qui n'ont rien à voir et à un refus de promouvoir ce qui est vu objectivement par l'Eglise catholique comme un péché . Cela étant ce discours est léger dans la mesure où 'orientation sexuelle d'une personne n'est pas condamnable en soi mais fait partie de son être relationnel . De même la chasteté pourrait être avant tout perçue comme maîtrise et développement de la capacité à aimer. En fait le discours de l'Eglise est coincé par la conception d'ordre naturel de la sexualité Au contraire on pourrait fonder une théologie morale mettant la qualité de la relation avant l'argument naturel pour chercher une issue à la situation des homosexuels dotés d'une sexualité interdite même si elle correspond aux critères éthiques contemporains de non-nuisance et de consentement. Un exemple concret de ceci est dans la vision de l'homosexualité qu'ont de nombreux catholiques comme un déficit d'altérité ( ce qui a quand même permis de sortir d'un jugement purement moral en portant un jugement antrhopologique ). Cette conception enracinée dans le début de la Genèse " homme et femme , il les créa " non seulement plaque sur la genèse des schémas anthropologiques qui ne sont pas forcément les siens mais opère de plus une lecture sélective de la Bible en se focalisant sur les passages condamnant l'homosexualité ( peu nombreux , ambigus et mélangés à d'autres prescriptions que nul ne songe aujourd'hui à défendre ) en oubliant le centre du christianisme qui est l'amour miséricordieux de Jésus et des passages de la Bible qui pourraient montrer des relations entre personnes du même sexe (sans qualifier ses relations d'homosexuelles )  d'une grande qualité éthique ( David et Jonathan par exemple ) http://www.interbible.org/interBible/decouverte/insolite/2011/insolite_111118.html . Enfin , notre conception de la différence des exes est située ( pendant longtemps on pensait qu'il n'y avait qu'un seul sexe et que le sexe féminin " faible " était un sexe masculin incomplet ) et de plus il peut exister du même dans l'autre.

jeudi 23 octobre 2014

Compte rendu du premier des  articles de études sur catholicisme et homosexualité







     Le premier des deux articles traite cette question d'un point de vue pastoral et le second d'un point de vue théologique.

Dans le premier des deux articles intitulé  quelle place pour les homosexuels dans nos communautés chrétiennes ? , Claude Besson rappelle que l'homosexualité existe dans toutes les cultures et dans toutes les sociétés. Pendant longtemps cachée , elle est devenue publique. . L'Eglise catholique a une volonté d'acceuillir les homosexuels dans le catéchisme de l'Eglise catholique avec cette phrase :
2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propensionobjectivement désordonnéeconstitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ilsdoivent être accueillis avec respectcompassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste.
et ce texte de la conférence des évêques de France dans poursuivons le dialogue :
L’homophobie, comme toute forme de discrimination, est inacceptable. Pour les communautés catholiques, l’accueil inconditionnel de toute personne est premier. Toute personne, indépendamment de son parcours de vie, est d’abord un frère ou une sœur dans le Christ, un enfant de Dieu. Cette filiation divine transcende tous les liens humains de famille. Chaque personne a droit à un accueil aimant, tel qu’il est, sans avoir à cacher tel ou tel aspect de sa personnalité. L’accueil inconditionnel de la personne n’inclut absolument pas une approbation de tous ses actes. Cet accueil constitue cependant la condition première de toute relation, selon l’exemple donné par le Christ lui-même.
Cependant qu'en est il en réalité ?
De nombreux homosexuels catholiques sont en fait rejetés dans leur dimension homosexuelle par l'Eglise cathilique ce que montre cette association : http://www.reflexion-partage.org/category/temoignages/ . L'auteur ne prétend pas que ces associations représentent tous les catholiques mais déplore la tendance des catholiques non homosexuels à ne mettre en avant que des paroles d'homosexuels qui tiennent un discours conforme au discours institutionnel dominant voyant leur homosexualité comme une souffrance (phillipe arino par exemple ou http://www.theologieducorps.fr/actualites/2012/11/desir-homo-ne-rencontre-pas-lautre-en-verite)  et expliquant que les autres homosexuels catholiques qui ne tiennent pas ce type de discours s'aveuglent .
Pour permettre aux personnes homosexuels de trouver leur place dans les communautés catholiques , l'auteur propose plusieurs solutions déjà mises en place dans certains diocèses.Tout d'abord des diocèses développent des groupes de parole en coordination avec des associations comme devenir un en christ , réflexion et partage ou david et jonhathan . L'auteur salue d'ailleurs de ce point de vue l'initiative du collège des bernardins qui a mis en place un séminaire sur la foi chrétienne et l'homosexualité. De même des diocèses ont mis en place des pèlerinages ouverts aux personnes directement ou indirectement concernées par l'homosexualité http://www.reflexion-partage.org/chemin-demmaus-dans-le-diocese-de-nanterre/. .
Une des raisons du refus des homosexuels par de nombreux catholiques est la vision des catholiques comme refusant la différence ou l'altérité ( que l'on peut voir par exemple dans le livre la profondeur des corps de fabrice hdjadj ) . Cependant , des couples hétérosexuels se construisent sur de nombreuses ressemblances entre le conjoint et le père ou la mère et il n'y a pas que la différence entre les sexes comme source d'altérité; dire que le couple homosexuel nie l'altérité revient en fait à ramener le même au sexuel et le sexuel au sexe en refusant de voir qu'une relation amoureuse ( homosexuelle ou hétérosexuelle ) ne se résume pas qu'au sexe . L'homosexualoé comme l'hétérosexualité est une rencontre entre deux personnes , chacune unique et ouvre donc aussi à l'altérité ( d'autant que sans nier les différences entre sexe masculin et sexe féminin , on peut noter que les études de neurobiologie ont montré que ces différences sont infimes par rapport aux  différences ente deux individus ) . L'Eglise catholique devrait donc changer son regard sur l'homosexualité en reconnaissant que l'amour entre deux personnes de même sex peut apporter du bien aux partenaires ). . 
Enfin , les homosexuels sont rejetés car ils ne seraient pas féconds . Mais réduire la fécondité à la seule procréation réduit l'homme à un niveau purement animal . l'auteur analyse le message du Christ comme changeant le sens de la fécondité . L'Eglise voit les religieux et les religieuses comme féconds autrement ( ayant une fécondité spirituelle par le don de soi à d'autres ( ce qui se produit aussi dans la fécondité biologique ) .Pourquoi ne pas reconnaître cette forme de fécondité aux couples homosexuels ou infertiles ?



vendredi 12 septembre 2014

Sur le catholicisme , l'amour et la sexualité .

La théologie du corps de Jean-Paul 2 peut se résumer là http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ologie_du_corps et là http://www.theologieducorps.fr/ainsi que là et dans les pages suivantes. http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_P7Z.HTM
Sur plusieurs points je suis d'accord comme pour celui-ci qui affirme bel et bien que qui ne dit mot ne consent pas http://www.theologieducorps.fr/actualites/2013/10/qui-ne-dit-mot-ne-consent-pas ou sur l'affirmation enfin claire que oui , la sexualité est belle et bonne quand elle se fait de certaines manières et avec certaines limites .
Mais quelles doivent être ces limites ?
Tout d'abord , on va poser des limites consensuelles selon moi : en premier lieu la sexualité  sans le consentement explicite de l'autre personne c'est un viol c'est un crime et c'est un acte extrêmement mauvais car il dégrade la dignité de l'autre personne humaine en niant son humanité et sa liberté  ( je précise explicite car trop souvent le viol est réduit aux cas où l'autre personne proteste sans parler des cas où l'autre personne par exemple n'a plus toute ses facultés en étant ivre ) .
Ensuite , avoir des relations sexuelles  avec une des deux personnes qui n'est pas vraiment libre mais fait cela car elle en a besoin pour vivre ( prostitution ) , c'est mal de même qu'abuser de sa situation pour avoir des relations sexuelles avec une autre personne ( promotions canapé ) . En effet , dans ce cas aussi l'autre n'est considéré que comme un moyen et est opprimé car forcé de louer son corps donc un élément de sa dignité pour pouvoir vivre ( pour les critiques sur ce point , je fais bientôt un post sur GPA et prostitution ) .
Enfin , tromper son amoureux-se , c'est négatif car ça revient à baser une relation sur le mensonge ce qui provoque chez l'autre des souffrances psychologiques ( bien sur dans le cadre d'une relation libre et équilibrée  où les deux peuvent se quitter , par exemple si une femme est adultère et cache cela à son mari car il y a des fortes chances qu'il la tue si elle décide de le quitter , elle peut tout à fait lui mentir .
Maintenant , je vais me concentrer  deux points plus tendus à savoir l'homosexualité et la sexualité extra-conjugale .
L'Eglise condamne  la sexualité extra-conjugale et l'union libre en les décrivant comme contraire à la dignité humaine
Je suis en désaccord avec elle pour une raison simple : je ne vois pas absolument pas en quoi l'union de deux personnes en dehors des liens du mariage est contraire à la dignité des personnes ou à l'éducation des enfants si le couple reste stable sans se marier  . En effet , il existe de nombreuses sociétés qui se passent du mariage dans sa forme catholique et  occidentale et qualifier les relations sexuelles de désordonnées me parait ridicule . En fait , j'ai l'impression d'une pétition de principe qui vise à dire que les relations sexuelles en dehors du mariage sont mauvaises sans donner de raisons fondées en dehors d'une tautologie .


Pour l'homosexualité , l'Eglise condamne les actes mais accueille les personnes Dans ce cas là , l'argumentaire semble plus solide car il s'appuie sur la Bible et sur la tradition . Mais en tant que catholique , je considère la Bible comme la plus proche approximation de la parole de Dieu et donc comme sujette à la critique historique ( ce n'est pas un enregistrement audio de la parole divine ) . Dans le cas de l'ancien testament et de Saint Paul , c'est encore plus net avec des aspects politiques ( des passage de l'ancien testament justifient le massacre de populations entière et des passages de saint Paul disent que la femme doit porter le voile car elle est inférieure à l'homme ). De plus , le passage de Sodome et Gomorrhe nous montre que les habitants de ces villes s'adonnent au viol ce qui est  mal mais sans dire que l'homosexualité en elle-même est mauvaise . Les passages critiquant l'homosexualité sont donc selon moi à replacer dans une perspective historique car par leur virulence , ils sont contraires au message du Christ qui ne se prononce pas sur ces questions et qui explique que l'amour est la vertu centrale . A partir du moment où une relation homosexuelle est une relation d'amour en vérité et qui n'est pas basée sur l'oppression d'autrui ou sur son objectivation , je ne vois pas en quoi elle est mauvaise . On peut m'objecter qu'elle ferme à la complémentarité homme femme mais je ne vois pas pourquoi celle-ci serait indispensable pour vivre une sexualité bonne et belle . Quand au fait que cette relation ferme à la procréation , il ne me semble pas que l'Eglise condamne les relations entre personnes hétérosexuelles mariées qui ont dépassée l'age auxquelles elles pourraient avoir des enfants.

En fait , l'Eglise partage une conception qui est de voir la seule bonne sexualité comme une sexualité hétérosexuelle et se déroulant dans les liens du mariage et décrit les autres sexualités comme mauvaises . Je me demande si une conception plus conforme au message du Christ ne pourrait pas être d'expliquer que la conception de la meilleure sexualité selon l'Eglise est celle-ci mais en expliquant que ce n'est pas pour autant que les autres sexualités  sont mauvaises et qu'elles portent aussi du bien en elles . Ensuite , un débat pourrait s'engager au sein de Eglise  entre ceux qui contestent au nom de l'évangile cette hiérarchisation et ceux qui la défendent mais ce serait à mon avis un grand progrès si déjà l'Eglise pouvait reconnaître qu'une sexualité qui correspond aux trois premiers critères évoqués n'est pas mauvaise .

Désolé pour la rapidité , je l'ai fait entre deux travaux et je suis ouvert à toute critique , suggestion et correction fraternelle .





vendredi 23 mai 2014

Sur mes convictions politiques .




Mes convictions politiques se sont forgées assez jeunes par le biais de deux événements : la lecture de Germinal à 10 ans et les discussions avec une arrière grand-mère socialiste tendance SFIO qui me demandait de lui lire libération et me commentait l'actualité .
A l'époque , je pensais que tous les patrons étaient des salauds avec des cigares et tous les syndicalistes , des héros des temps modernes . Ah et je trouvais Bayrou super et au nom de ma foi catholique , je dénonçais l'avortement et j'aimais bien boutin ( ce qui est bien à 12 ans c'est qu'on peut être incohérent en politique ) .
Pour résumer , j'étais très à gauche sur l'économie ( à l'époque j'étais un marxiste qui s'ignorait ) et très à droite sur les questions de société ( avortement , mariage gay etc ) . Pour compléter le tableau , j'étais déjà europhile .
A partir de 2010 , ma pensée sur les questions de société a considérablement évolué ( voir sur mon blog , ce lien  http://minoritaire-et-alors.blogspot.fr/2014/04/une-pensee-catholique-et-feministe-sur.html et ce lien ) et je me suis intéressé grandement à partir de l'année dernière  aux études de genre ( pour les résumer , voilà deux excellents sites ( http://aigreurs-administratives.blogspot.fr/ et http://baroqueetfatigue.wordpress.com/2014/02/03/ne-nous-trompons-pas-de-peur/ ) .
J'ai donc adopté une conception beaucoup plus libérale sur ces sujets en m'étant rendu compte que des normes auxquelles je tenais pouvaient opprimer des individus ( par exemple les stéréotypes de genre oppriment de nombreuses femmes et certains hommes en les obligeant à avoir telle ou telle attitude ) . De plus les études de genre ont été un outil conceptuel me permettant de comprendre l'oppression des femmes par le sexisme ( culture du viol , slut shaming , etc ) . Car je suis en même temps devenu féministe ce que j'explique dans mes derniers billets .
Sur les questions économiques , je suis pour une vraie alternative au néo-libéralisme ( dont la crise de 2008 a montré l'inefficacité et qui accroît les inégalités dans les pays où il est appliqué ) mais qui laisse une place à la propriété privée et à la libre entreprise ( je ne suis pas marxiste ) . Cependant , je suis pour une lutte contre la financiarisation de la société et pour une reprise en main par les états de grands projets industriels . Des livres comme ceux de gaêl giraud et comme economix ont forgé en moi cette conception d'une pensée économique hétérodoxe au libéralisme sans être marxiste .
Enfin , parlons d'Europe , d'écologie et d'immigration . Je considère que l'état-nation a été une forme utile qui a permis de dépasser les antagonismes régionaux mais qui est désormais dépassée du fait de la mondialisation et de la crise écologique ( les radiations de tchernobyl ne se sont pas arrêtées à la frontière ) . De plus du fait des mon humanisme et de mon christianisme , je considère que les nations créent des différences artificielles entre les êtres humains alors que je reconnais en tout autre un même car je partage avec lui une humanité commune ) . Je suis donc favorable à la constitution d'ensemble supra-nationaux les plus vastes possibles du moment qu'ils sont démocratiques , donc à l'Europe si elle est démocratique et donc si elle est un vrai état fédéral .
Je considère également que la crise écologique qui arrive est extrêmement grave et nécessite une réorientation de nos sociétés pour prendre en compte l'impératif écologique dans nos manières de vivre ( le dernier rapport du GIEC montre que le climat est menacé par des transformations irréversibles si nous n'agissons pas http://www.aleteia.org/fr/science/article/rechauffement-climatique-un-point-de-non-retour-a-ete-atteint-5827397819564032 ) . Je ne suis pas écologique pour défendre la terre ou la nature ( qui s'adapteront toujours très bien ) mais pour défendre l'homme ( qui lui risque d'avoir du mal à survivre si le climat se transforle trop vite ) .
Enfin , concernant l'immigration , je la crois inéluctable . En effet , les écarts économiques entre Sud et Nord sont très importants et les guerres ou les dictatures du Sud poussent les habitants du Sud à immigrer vers le Nord . Cependant , je m'inscris d'abord en opposition au discours d’extrême droite expliquant que " des hordes nous envahissent " et j'invite tous mes lecteurs à consulter et à diffuser cette excellente note de christian mellon (  http://www.univ-catholille.fr/documents/conference-C-Mellon.pdf )  . Je suis favorable à une régularisation des sans-papiers car je considère qu'actuellement il y a deux alternatives : soit nous considérons que les migrants nous envahissent comme certians hommes politiques le claironnent et nous augumentons encore la répression au risque d'accentuer la violation des droits des migrants déjà si importante (  http://www.cncd.be/IMG/pdf/dossier_frontexit_dlm18.pdf  soit nous inventons un nouveau modèle de société où chacun peut vivre dans le pays qu'il souhaite du fait de sa qualité d'être humain . Pour ma part , j'ai choisi mon camp et c'est pour cela que je vais aux samedis de papier et aux vendredis des cercles du silence . Au passage , je note ce discours  :
« La situation d'irrégularité légale n'autorise pas à négliger la dignité du migrant, qui
possède des droits inaliénables, qui ne peuvent être ni violés ni ignorés » … « Dans
l'Eglise, nul n'est étranger et l'Eglise n'est étrangère à aucun homme ni à aucun lieu.
En tant que sacrement d'unité, et donc signe et force de regroupement de tout le
genre humain, l'Eglise est le lieu où les immigrés en situation illégale eux aussi sont
reconnus et accueillis comme des frères. Les différents diocèses ont le devoir de se
mobiliser pour que ces personnes, contraintes à vivre en dehors de la protection de
la société civile, trouvent un sentiment de fraternité dans la communauté chrétienne.
La solidarité est une prise de responsabilité à l'égard de ceux qui sont en difficulté.
Pour le chrétien, le migrant n'est pas simplement un individu à respecter selon des
normes fixées par la loi, mais une personne dont la présence l'interpelle et dont les
besoins deviennent un engagement dont il est responsable. « Qu'as-tu fait de ton
frère? » (cf. Gn 4, 9). La réponse ne doit pas être donnée dans les limites
imposées par la loi, mais dans l'optique de la solidarité ».
et celui-ci « … que se produise un geste de réconciliation, dimension propre au jubilé, sous la
forme d’une régularisation d’une large partie de ces immigrés qui, plus que les
autres, souffrent du drame de la précarité et de l’incertitude, c’est-à-dire des
immigrés en situation irrégulière. » qui ont été prononcés par un dangeureux gauchiste nommé ... Jean-Paul 2 ( dont je n'approuve pas le pontificat sur tous les points mais ceci m'amuse de voir des tradis pro-fn se réclamer comme ceux qui suivent la pensée de Jean-Paul 2 alors qu'ils cracheraient sur ce discours tenu par un homme politique de gauche ) .

Voilà mes opinion sur les différentes questions politiques . J'ai trouvé un parti qui me convient sur de nombreux points . Il s'agit de Nouvelle Donne : http://www.nouvelledonne.fr/ .
Pour une Europe démocratique , écologique et sociale et pour reprendrela main sur les marchés financiers avec des propositions simples , applicables et concrètes ( la BCE pouvant prêter aux états au même taux qu'elle peut prêter aux banques . ou encore l'interdiction de postuler aux marchés publics pour les firmes ayant des filliales dans des paradis fiscaux en modifiant le code de l'attribution des marchés publics ) , le 25 mai , je voterai Nouvelle Donne .

P . S : Je dévelloperai chaque point abordé après mon mémoire

vendredi 2 mai 2014

Sur le dialogue dans l'église , une réflexion rapide que je reprendrai car j'ai peu de temps .

Les récents événements liés à des débats de société tels que le mariage homosexuel et 3 post de blog qui abordent ce sujet  http://meneldil-palantir-talmayar.blogspot.fr/2014/04/les-autorites-catholiques-et-les.html#comment-form  http://quatremotssurunclavier.wordpress.com/2013/06/01/veritas-in-caritate-histoire-de-funambulisme/ http://aqueercalling.com/2014/05/01/christian-formation-and-the-cost-of-the-culture-wars/ m'ont poussé à y réfléchir .
Pour moi le problème est le suivant : l'Eglise est une institution centralisée qui a une parole censée être partagée par tous les croyants . Pendant , longtemps ceci n'a pas posé beaucoup de problèmes car sortir de la menace d'exclusion de l'Eglise était une menace suffisante pour faire plier les récalcitrants ( l'excommunication équivalent à la mort sociale ) et car les groupes hérétiques ( dissidents ) étaient réprimés ( l'Inquisition entre autres ) . Désormais l'Eglise vit dans un monde pluraliste où chaque personne en désaccord peut quitter l'Eglise alors même que les désaccords continuent d'exister entre catholiques et sans que ceux-ci disposent de lieux où s'exprimer  . Ces désaccords deviennent gênants quand des mouvements soutenus par l'Eglise comme la manif pour tous sont très importants .
 Pour faire comprendre le problème à mes amis catholiques de droite , je suis membre des cercles du silence , un mouvement catholique contre la rétention des sans-papiers , position qui est plutôt soutenue par l'Eglise . Si les cercles du silence  devenaient ce que j'espère un mouvement de masse , car l’Église appelait après les messes à y participer, je pense que de nombreux catholiques de droite se sentiraient mal à l'aise au sein de l'Eglise .
Dans ce contexte , il y a plusieurs options possibles :
A : les anti-mariage pour tous continuent à souder les "vrais " catholiques autour de cela , se livrent à leur épuration interne envers les progressistes ( affaire fabienne brugère ) et ceux-ci quittent l'Eglise sur la pointe des pieds ou publiquement . Le résultat est désastreux pour l'église .
B : Chacun a ses paroisses et ses mouvements et pas de contact avec l'autre . C'est de mon point de vue le scénario musulman sunnite ou chrétien protestant qui est beaucoup plus souple mais où ma communion d'une Eglise unifiée n'y survit pas .
C : L'Eglise dit des directions mais ne les relaye pas au niveau local et au niveau local , elle s'appuie à unifier les catholiques autour de ce qui leur est commun à savoir le message religieux du christ et la doctrine en terme de foi des pères de l'Eglise ( et pas en terme de vision de la société ) .
D : L'Eglise s'organise d'une manière démocratique et écoute la tendance majoritaire chez les fidèles pour les différentes questions de société .
La solution C a ma faveur à savoir une Eglise qui se recentre sur le coeur de son message en laissant les croyants libre de s'engager dans le monde mais suis ouvert à d'autres points de vue

Désolé si c'est succinct , j'ai du travail .

jeudi 1 mai 2014

Sur la non-violence .







Je réfléchis depuis longtemps sur la non-violence . Cette année , j'y ai particulièrement réfléchi du fait de la lecture et de l'analyse  de l'oeuvre de l'auteur de science-fiction ayerdhal qui a beaucoup réfléchi sur cette question ( par exemple dans son livre parleur ou chroniques d'un rêve enclavé ) mais aussi suite à mes cours d'analyse des mouvements sociaux , à des discussions avec une amie profondément non-violente et au visionnage du film le majordome .
Mon propos dans ce court billet n'est pas de mener une réflexion morale sur la non-violence ( il va de soi que j'y suis favorable et qu'elle semble préférable à  la violence ) ou sur la légitime défense ( qui est aussi tout à fait justifiable ) mais de réfléchir sur l'efficacité de la non-violence en tant qu'instrument de transformation du monde .
Ma thèse est la suivante : pour la réussite de la non-violence , celle-ci doit répondre à 3 conditions :
Elle doit disposer d'un nombre suffisamment important de militants prêts à mourir ou à subir des traitements violents sans réagir par la violence ( ce dont disposaient gandhi et martin luther king ) .
Elle doit subir une répression réellement forte utilisant une grande violence ( si un cercle du silence ou qu'un groupe de veilleurs ou d'indignés  se font mettre en garde à vue avec des policiers qui tentent d'éviter la violence , l'effet subversif de la non-violence se trouve annulé ce qui explique probablement le peu d'efficacité des actions non-violentes dans nos démocraties modernes où les policiers font tout lors des manifestations pour éviter les bavures ) mais celle-ci ne doit pas être trop forte ( la non-violence n'aurait guère servi aux victimes de la Shoah ) . En fait , elle s'applique particulièrement dans le cas d'une catégorie d'habitants considérés comme des sous-citoyens ( les noirs aux usa ou les peuples colonisés )mais dans un contexte global qui est celui d'une démocratie libérale ( donc la répression des habitants considérés comme des sous-citoyens peut indigner l'opinion publique et faire de ce fait pression sur les gouvernants élus )
Enfin , la non-violence doit toujours laisser ouverte la possibilité de la violence ( par exemple quand Gandhi jeûne , il prend un risque celui de sa mort ce qui déclencherait une vague de violences . Don le gouvernement colonial britannique a peur de sa mort et a tendance à accéder à certaines de ses demandes pour l'éviter .De même le mouvement pacifique des droits civiques de martin luther king était non-violent mais en môme temps s'est développé l'aura de malcolm x qui prônait des solutions violentes . En gros , si les opposants aux non-violents peuvent les réprimer sans risque de basculement dans la violence , je ne sais pas si ils négocieront avec les non-violents .
Cela étant , je ne me prononce pas sur un refus strict de la violence choix que je respecte infiniment et je suis radicalement opposé à la violence quand il existe d'autres moyens d'action (élections , manifestations etc ) . Mais je ne condamne pas non plus ceux qui face à des dictatures prennent les armes et je me demande si la non-violence peut être une alternative réaliste face à une dictature très oppressive .

P . S : désolé pour le changement de typo suis ouvert à toutes vos critiques ou contributions .